Bienvenue en Colombie!

Tu aimes le black-bass?..

Je suis un pêcheur de bass, et sur le conseil de Cédric qui revient du Brésil je décide de m’intéresser à l’un des poissons le plus violents d’eau douce… Et l’un des plus beaux!

…Le peacock bass est pour toi!

Je me décide assez rapidement pour la Colombie, après avoir eu Pablo Chaves au téléphone ; Ce qu’il me présente me fait rêver…Le Vidourle de mes rêves!! Dans un environnement préservé, une jungle dense… Le dépaysement garanti!

peche center la colombie
peche center la colombie

Du reve…

Bien préparer son voyage c’est aussi faire ses vaccins, bien acheter ses vols, partir avec les bonnes personnes,…Mais surtout partir avec tout ce qu’il faut, dans les limites imposées par les compagnies aériennes, sous peine de se manger des surplus pas gentils du tout.

…A la realite

3 cannes multibrins pour ne pas s’encombrer d’un tube, 2 casting et 1 spinning, des moulins révisés, huilés, de la tresse neuve, tous les accessoires et un stock de LEURRES…

la colombie

Que du solide!

Sac de voyage et tubes  JMC

DEPS HUGE CUSTOM H1N-60R

TENRYU injection 68xxh

SMITH OFFSHORE STICK LIM PACK 70 – 70 ML

SHIMANO TRANX 201&301- STELLA 4000

VARIVAS SMP 50 et 60lbs

 

Et le PAYARA?

C’est en préparant mon voyage que j’ai découvert ce fameux PAYARA ; Un nom exotique pour un poisson de fou! tout droit tiré d’un film de SF, au croisement d’une truite et d’un sandre, il nous a déglingué…les leurres et les freins! Il mérite qu’on s’y intéresse et un combo spécifique sera nécessaire.

bruno et un payara

Plein les mirettes

Je m’attendais à de l’exubérance, à des bestioles partout…J’ai été servi, en quelque sorte. L’Orenoque m’a bluffé, loin de ma Seine natale, la nature à l’état brut, des bancs de sable et une navigation difficile. D’au moins la largeur du Rhône et jusqu’à 6 ou 7 fois sa taille, une forêt si dense que le soleil de midi ne la traverse pas, des insectes, des chants d’oiseaux…Et le Jaguar!

la colombie
pablo de ads fishing

Laissez vous guider

Partir loin, en terres inconnues, est grandement facilité par la présence d’un guide connaissant parfaitement le terrain, la pêche et le Français. Pablo Chaves a été attentif, d’une aide précieuse, et pour arranger le tout il est pas mal barjo… Il nous a permis d’accéder au meilleurs spots dans les meilleures conditions! Un accueil et un camp au top !

bruno en colombie

ON EST EN COLOMBIE!

Enrique pilote le bateau tel un jedi, on file de courants en courants, d’un coup il braque, file dans un couloir d’à peine 3 mètres de large, autour de nous il n’y a que la forêt, qui file à toute vitesse… Il coupe le moteur… Seul le chant des oiseaux vient tromper ce silence, ils sont tout autour de nous, La chaleur nous surprend, mais moins que ce qui s’étend devant nos yeux…

LA LAGUNE

Large comme l’Orenoque que nous venons de quitter, seul le canal étroit d’où nous sortons comme lien ombilical, la lagune est un lieu à part, un bras pas si mort que ça. Samir et moi mettons quelques instants à nous rendre compte de la magie qui nous entoure…

samir en colombie
samir en colombie
bruno en colombie

Des postes partout,  le paradis du skipping, Des arbres sous 3 mètres d’eau…Et on ne voit pas le bout de la lagune. Enrique prend sa pagaie et se cale sur le nez du bateau! plus silencieux qu’un terrova, son œil navigue à la surface, son geste sûr, il est impassible et d’une efficacité redoutable, Sam se cale derrière et commence à envoyer du lipless, tandis que je bloque un peu sur le cadre, sur Enrique et sur Pablo qui lance la machine à tchatche… Alors je lance la machine à hélice!

samir et un peacock de 21 livres

On prend nos marques, jusqu’à ce que Samir colle un ferrage de mule, entre 2 bosquets, son moulinet chante autant que Pablo…Combat en force ; Extraction ; Canne cintrée ; Remous de lamantin… La tresse fend l’eau…Rapide et puissant… La figure de Samir vire de l’inquiétude au sourire… Il est sur le flanc, le bocagrip n’est pas loin… Avant de se refermer sur la mâchoire d’un golgothe…Le bateau hurle tel un seul homme, ça court, ça gesticule…

samir peacock colombie

Seul, Samir reste les yeux devant ce géant de l’Orenoque qui lui charge les bras…

Son sourire en dit long… Il plane!

21 livres, + de 10 kilos, son premier peacock bass…

Mais quel bâtard ! Il a tué le game!

samir peacock colombie

Les affaires reprennent, les lancers s’enchainent comme ces postes de fous, tout est un poste, partout autour de nous…Mais le calme semble s’être installé, et durer… Pablo met ça sur le compte du niveau d’eau trop haut. Ni l’hélice ni le spinnerbait ne semblent les décider, mis à part quelques petits Aïmaras énervés. Le fond de la lagune apparait, des arbres de partout, mes yeux traquent l’onde à la recherche du moindre mouvement, quand une tache multicolore…

bruno peacock colombie

…File sous la surface. Pablo retient sa respiration lorsque mon spinnerbait s’envole avant de retomber à 2 mètres de l’animal… 2 tours de manivelle, 1 ferrage, 1 canne qui part dans l’autre sens, une tresse qui file vers le large version supersonique! Je me fais secouer sévère, Pablo parle dans le vent, je n’ai d’yeux que pour ce lingot qui passe d’un coté à l’autre, comme hypnotisé par le bocagip qu’il n’a pas envie de gouter… Mais je veux le toucher, le sentir, l’embrasser…

 

bruno peacock colombie

Je ne m’arrête pas de sourire, ce joyau dans les bras, j’ai 5 ans et c’est mon premier poisson…

14 livres de pur peacock bass et c’est le premier!

On en parle de cette équipe?

bruno peacock colombie

Les journées vont se succéder, notre équipe de petits français va prendre du level, découvrir de nouvelles lagunes, de nouvelles espèces, échanger avec les autres pêcheurs, on s’aventure de plus en plus loin, l’impression de magie colle à la peau, le peacock et le payara…C’est de la dynamite!

bruno et une sardinata
samir en colombie

Les photos ne montreront pas l’ambiance réelle d’un tel voyage, cette chaleur moite et le chant entêtant du martin pêcheur géant, ni ces attaques foudroyantes d’un peacock qui vous éclatent le bras, ni les payara prêts à vous sauter dans le bateau pour prendre le leurre…

la jungle colombienne

J’envoie toute mon amitié à Sébastien et Benoit, à mes frères de jaguar, Samir et Enrique, à Pablo et tous ses collègues du camp et à vous qui avez pris le temps de pousser jusqu’à ces dernières lignes. J’avais envie de vous faire rêver un peu sans vous conter milles prouesses et des quantités de poissons improbables, l’essentiel n’était pas là.

J’écris ce texte alors que je suis confiné, en pleine épidémie de covid-19, je me rends compte de notre fragilité et j’ai envie de me souvenir des belles choses. Ce souvenir s’est imprimé dans ma tête et ma rétine, j’y retourne, c’est sûr, si la vie me le permet, mais j’essaierai de garder cet œil d’enfant de 5 ans qui attrape son premier poisson…Bien à vous, Bruno.

jaguar en colombie

#Onyretournequand?

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